Photo : Raphaëlle Chargois / Design : Catherine Leuger

Il est celui par qui tout a commencé.

Celui qui, fin 2010, eût l’ingénieuse idée d’écrire le premier couplet d’une entreprise individuelle spécialisée dans la formation en communication digitale, en créant Inaativ.

Très vite, Vincent Pereira propose à ses clients, en plus des formations, de premières missions de consulting. Il s’entoure alors de partenaires freelances, dont Franck Chaigne et Rodolphe Puissant.

La complicité et la complémentarité avec ces deux-là est telle, qu’en janvier 2014, ils décident de s’associer. Inaativ devient alors une SARL. C’est le début de l’ère « Agence de conseil en communication globale ». Formations, audit, sites web, community management, design graphique… la palette de prestations s’élargit considérablement. Et de nouveaux collaborateurs viennent progressivement enrichir les pôles Design graphiques et Digital de la petite agence qui monte, qui monte…

Si l’entreprise grandit chaque année, l’ADN insufflée par Vincent reste la même à tous les étages de la « fusée » Inaativ : pédagogie, pragmatisme et bon sens.

Oui mais voilà… Si la communication évolue, les hommes aussi… Et Vincent s’engage aujourd’hui vers « un ailleurs ». Nous sommes le 30 novembre 2018. Vincent quitte Inaativ. Presque sans bruit. En ayant transmis ce qu’il avait à transmettre. Avec humilité. En laissant l’horizon radieux et dégagé pour Inaativ désormais dirigée par Rodolphe et Franck. Et c’est là sa plus grande force.

Interview d’un ex-gérant d’agence de com’ inspiré et inspirant…

Vincent si tu « jettes un coup d’oeil dans le rétroviseur », que peux-tu nous dire de ces dix dernières années ?

Tout est passé très, très vite. J’ai l’impression que c’était hier que je me déclarais comme auto-entrepreneur (en 2009) sans m’imaginer qu’une poignée d’années plus tard, j’occuperais des bureaux avec des associés et une équipe de collaborateurs !

Et que retiens-tu de ces années ?

Tout pourrait se résumer en un mot : apprentissage.

Je prends conscience aujourd’hui que la grande polyvalence imposée par le statut de la petite entreprise a été une formidable opportunité d’apprentissage. Par exemple, je n’y connaissais pas grand chose en compta ou en fiscalité d’entreprise (à vrai dire, ça ne m’intéressait pas beaucoup) et j’ai dû approfondir la question pour tout simplement comprendre ce que l’on me demandait et être en capacité de prendre des décisions. Je pense que le goût d’apprendre des choses nouvelles est une condition de survie pour un entrepreneur.

Et du coup, quels conseils donnerais-tu aux futurs entrepreneurs ?

Premièrement, accepter de faire des erreurs et être en capacité de les analyser afin de réajuster le tir.

Ensuite, avoir une vision très claire de sa stratégie. Vers où veut-on aller (les objectifs et les résultats attendus) et comment veut-on y aller (avec quels moyens et en défendant quelles valeurs).

Le dernier point fondamental selon moi, c’est de savoir bien s’entourer. La première décision importante fut de m’associer d’abord avec Franck, puis avec Rodolphe. La solidité de l’agence est venue de la complémentarité de nos expertises. Très vite, nous avons su relier toutes nos compétences. Nous avons recruté nos collaborateurs en nous appuyant sur ce modèle.

Alors bien sûr, tout le monde ne peut pas s’associer ou intégrer du personnel à son entreprise. Dans ce cas, il faut trouver le ou les réseaux qui nous ressemblent (BNI, club d’entreprises, fédération…) et s’y impliquer. La réussite passe également par le choix des partenaires qui vont accompagner l’entreprise : expert comptable, banquier, assureur, coach, avocat… Investir dans des partenariats solides rend le quotidien plus facile et permet à l’entrepreneur de se focaliser sur deux axes essentiels : la réalisation de ses missions et le développement de son entreprise.

Quels ont été tes moments préférés à l’agence ?

Ils ont évolué au fil du développement de l’agence mais sans hésitation, c’est la réunion du lundi matin ! Un rendez-vous qui combine échanges conviviaux (Tu as fait quoi de sympa ce week-end ? Hey, j’ai ramené des restes du gâteau de l’anniv’ du petit !) et point rigoureux de l’organisation de la semaine (pour un maniaque du planning comme moi, c’est indispensable afin de démarrer sereinement !). C’est aussi un moment d’échange sur les projets, où chacun peut soumettre des idées ou demander de l’aide. Un chouette moment collaboratif.

Et puis, il serait malhonnête de ne pas évoquer les moments de franches rigolades avec l’équipe. Je me rends compte que nous avons réussi quelque chose de rare : avoir réuni une team qui est à la fois hyper pro et qui partage également des valeurs communes. Je sais déjà que cette ambiance me manquera beaucoup.

Du coup, puisque tu en parles pourrais-tu décrire chaque membre de l’équipe en 3 mots ?

Désolé, trois mots, c’est trop compliqué. Je vais prendre la liberté de le faire avec un GIF pour chacun (c’est de bonne guerre, j’ai eu droit à quelques montages photos de leur part !).

C’est parti 😀 !

Catherine devant une typo Comic Sans MS, écrite en bleu sur fond rouge !

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Les réactions imprévisibles de Jay pendant nos parties de Ping-Pong !

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Rody et ses deux passions : la musique & la charcuterie !

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Franck, qui la nuit rêve en pixels !

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Mais je n’oublie pas les autres…

Jérémy, qui doit encore s’entraîner un petit peu pour retrouver son niveau (je sais, c’est moche !)

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Maryse, la reine des Tupperwares et autres ustensiles !

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Emma, en souvenir d’un concert privé mémorable.

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Et Raphaëlle, toujours un carnet sous la main !

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Et de quoi es-tu le plus fier à la fin de cette aventure ?

Whouaaa, la question piège ! Ceux qui ont lu ma précédente interview savent que j’ai plutôt du mal à être fier de moi. Mais, bon, j’y travaille, alors je vais tenter de relever le défi.

En réalité, je pense que je suis vraiment fier de deux choses : avoir osé me lancer, en partant de rien et avoir su m’arrêter au bon moment !

Quels sont les événements qui t’ont marqué ?

Je l’ai déjà dit plus haut, mais l’arrivée de mes associés et chacun des recrutements (y compris les stagiaires) sont des évènements marquants pour moi.

Les déménagements sont aussi des étapes symboliques qui ont marqué le développement de l’agence : je suis passé d’un travail à mon domicile ou dans des espaces de co-working, à une vie d’entreprise dans les bureaux de Cenon puis à Floirac.

Quel regard portes-tu sur l’évolution de la communication entre 2009 et fin 2018 ?

En 2018, on ne parle plus de web 2.0, alors qu’en 2009, il fallait coller ce terme dans tous tes supports de présentation si tu voulais paraître crédible 😉 !

Alors, c’est vrai qu’en dix ans, beaucoup de choses ont changé. J’ai vu des métiers comme celui du journalisme muter en profondeur avec le déploiement des réseaux sociaux. Dans le même temps, j’ai aussi vu des métiers comme animateur flash, tout bonnement disparaître.

Et en plus d’être permanente, cette évolution s’accélère : nous venons d’amorcer un nouveau virage dû à la démocratisation de certaines technos. Je pense à la place que prennent les intelligences artificielles dans le quotidien, à la réalité augmentée, à la réalité virtuelle, aux recherches vocales… Et puis, les usages des internautes poussent les plateformes à évoluer. Par exemple, Google devient peu à peu un moteur de réponse au lieu d’un moteur de recherche. C’est passionnant à observer.

Avec ton départ, il n’y aura plus de formateur en communication digitale au sein de l’agence…

Effectivement, il n’y aura plus de formateur agréé, mais il y aura toujours une équipe de professionnels capables d’accompagner des clients sur les médias sociaux, le référencement naturel ou les stratégies digitales sous forme de séances de coaching personnalisées. Depuis plusieurs mois, Jérémy et Catherine m’accompagnent sur des ateliers. Ils sont aujourd’hui en mesure de les animer eux-mêmes avec un grand professionnalisme. Et puis Franck est déjà intervenu avec succès lors de conférences en communication globale (« Créer sa marque », « Lancer sa stratégie de communication »… ).

En fait, chez Inaativ, toute l’équipe est en mesure de former, d’expliquer ou de transmettre un savoir. La pédagogie fait partie de l’ADN de l’agence. Cet état d’esprit va évidemment perdurer.

L’agence sera-t-elle en sous effectif après ton départ ?

Pas du tout, je serai remplacé numériquement par un Concepteur-Rédacteur début janvier 2019. C’est un choix stratégique que nous avons amorcé dès cette année et que Franck et Rodolphe vont évidemment poursuivre. Nous avons très tôt insisté sur l’importance des contenus auprès de nos clients et mon départ donne l’opportunité à l’agence de se renforcer avec un rédacteur supplémentaire.

Et te concernant, c’est quoi la suite de l’histoire pour toi ?

Je vais m’offrir une parenthèse d’un an, dédiée à des activités qui me sont chères comme l’écriture, le voyage, le sport et l’acquisition de nouvelles connaissances. J’ai aussi plusieurs expérimentations à mener, mais il est encore trop tôt pour en parler.

Comptes-tu garder un lien avec Inaativ ?

Évidemment 🙂 !

Nous avons déjà des choses de prévues ensemble et puis, nous sommes impliqués dans des projets communs, comme celui de la Possiblerie, ce qui nous donne l’occasion de nous voir régulièrement.

Lise, Franck & Vincent, lors de l’AG de la Possiblerie. © Alain Souloumiac

Et puis qui sait, peut-être qu’ils donneront de mes nouvelles de temps en temps, en fonction de mes projets.

Pour suivre tes aventures, comment on fait ?

Je donnerai des news sur Facebook  et Instagram.

Je conserve aussi mon gmail et mon numéro de téléphone, ceux qui l’ont déjà pourront me joindre facilement ;-).

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