Toute campagne de communication conçue par Inaativ représente un challenge : celui de retranscrire au mieux la personnalité de son commanditaire et de son projet. Car c’est l’originalité d’un parcours, le désir d’innover, qui stimulent notre créativité pour nous permettre de valoriser nos clients. Aussi, nous avons décidé d’inaugurer sur notre site une nouvelle rubrique, pour vous présenter quelques-unes de ces personnalités fortes que nous avons la chance de rencontrer et qui nous inspirent. C’est le cas d’Esope, lauréat du Concours des jeunes entrepreneur.e.s de la Rive Droite, un jeune homme qui poétise le quotidien.

« Je ne suis pas très mangeur de bouquins », confie-t-il en s’excusant presque. Pourtant, lorsqu’il évoque des auteurs inspirants, c’est Bukowski, Dostoievski, ou l’autrice de romans policiers Karine Giebel qui lui viennent à l’esprit. Des auteurs à l’univers si fort qu’il est « tombé amoureux » de leur écriture. Car Esope, 21 ans, et l’écriture, c’est une histoire d’amour qui dure depuis une décennie. Au beau milieu d’une enfance marquée par les chansons de Brel et Brassens, surgissent un jour Sinik, I Am et Oxmo Puccino, des rappeurs dont les tubes figuraient sur un ipad offert par une cousine un soir de Noël. Et voilà le mini Esope, qui comme bien d’autres enfants de l’époque, rêve de devenir rappeur. Porté par son goût pour la musique, il se met à écrire. Il n’arrêtera plus.

Tempo de vie

Aujourd’hui, ce jeune homme réservé écrit son avenir à la pointe de son stylo. En effet, Esope a beau « avoir du mal à se dire poète », la poésie est au cœur de sa vie. Après le rap de ses plus jeunes années, c’est vers le slam qu’il a évolué. « Comme je voulais faire comme les rappeurs que j’écoutais, j’ai commencé par l’écriture rap, c’est-à-dire en comptant les mesures, en m’appuyant sur le tempo. Mais lorsque j’ai découvert le slam, je me suis rendu compte qu’on pouvait performer a cappella, donc dans une forme où le tempo était moins présent. Et ça m’a permis de faire des phrases plus longues, de libérer mon style » se souvient-il. Il s’est donc lancé, remportant au passage le Championnat de France de slam en 2014 et celui du Sud-Ouest en 2016.

Et de rap en slam, de rythme en rime, c’est la passion de l’écriture qui a émergé. Une écriture qui se nourrit de l’événement le plus anodin. Un café en terrasse, une discussion entre amis, un couple attablé à côté de lui, l’ambiance d’un lieu. « C’est limite maladif ; j’ai sans cesse des rimes en tête. Je me construis des scénarios en permanence ». Des scénarios qui donnent naissance à des slams, des nouvelles, voire… à un recueil de poèmes.

Croisée des arts

Il y a quelques mois, ce brillant touche à tout a publié Dans deux clopes & demi, un recueil de poésie auto-édité, illustré par les photographies de Saranda Billaud. Un défi lancé à lui-même, né de l’envie de « matérialiser son art par un objet physique ». « J’étais curieux de voir si je pouvais écrire tous ces textes, réussir à créer une atmosphère et captiver autant les gens par la lecture que lorsqu’ils m’écoutent. J’avais déjà rencontré Saranda Billaud, car elle avait fait une exposition que j’avais fait vivre en rédigeant des textes pour accompagner ses photos. J’avais pris plaisir à écrire sur ses œuvres. Un soir vers 3h du matin, me vient l’idée d’écrire un recueil et je repense à cette expo. J’ai envie de mélanger les arts, alors j’appelle Saranda, qui se fait un plaisir de venir en vélo en plein milieu de la nuit. Ensemble, on commence à écrire ce projet, qui voit le jour en deux mois. Beaucoup de textes s’inspirent des photos de Saranda. »
Car Esope a la verve communicative et c’est à la croisée des arts qu’il s’épanouit, dans la transmission de sa passion. Depuis quelques années, il enseigne l’écriture à des adolescents, en centre d’animation, parfois en collège et surtout dans des lycées. Une activité qui ne cesse de le surprendre et de l’enthousiasmer, tant les élèves sont réceptifs. « Je n’ai jamais eu de refus, jamais de mauvaise réaction. Si j’ai 30 élèves en face de moi, les 30 écrivent. Il faut absolument développer ça, je pense ; il y a un réel besoin d’aborder l’écriture personnelle en classe ».

Passeur de culture

S’efforçant de démocratiser l’écriture, il en fait désormais de même avec la culture, grâce à sa jeune entreprise, Visites en Poésie. À l’origine de ces Visites, il y a le désir de raconter la ville, les monuments, l’histoire, les œuvres de Bordeaux et de sa région en rompant avec les discours monocordes des guides touristiques classiques. Lors d’une Visite, Esope et ses amis de l’association Street Def Records, le slameur Daitoha, le vice-champion du monde d’improvisation rap Maras et le champion du monde de Beatbox Beasty, emmènent les visiteurs à la découverte de la culture bordelaise en sons et en rimes.

Alors, intarissable, Esope ? Nous le lui souhaitons ! Et pour lui permettre de ne pas perdre le flow, nous avons conçu son identité visuelle. Un travail et un jeune homme dont nous vous reparlerons donc très bientôt !

[Crédit Photo : Lucie Fournaise, Street Def Records]

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